Partagez !
Share On Facebook

 Yoga, Aïkido, Tai Chi, Pilates, Capoeira Bruxelles / Veda, Upanisad, Arya…

 

yoga aikido Bruxelles / Carte de l'Inde védique 

 

Carte de l’Inde védique 

 

 

Nous avons estimé que tout cela était assez peu connu. Pour vous permettre de vous y retrouver quand ces notions apparaissent dans des articles, nous avons fait cette synthèse à partir de sources diverses et sérieuses (Jean Varenne, P-S Filliozat, web….)

 

 

Qu’est ce que le Veda?

 

Un ensemble de textes rédigés en sanskrit archaïque auxquels la tradition hindoue donne le nom de Veda – c’est-à-dire ” le Savoir ” – la racine VID- présente dans “Véda” se retrouve dans le latin VID-eo (voir), le néérlandais VIN-d (trouver). Jouant un rôle plus ou moins analogue à celui de la Bible pour le judaïsme et le christianisme, le Veda à fonctionné comme un ouvrage de référence a valeur normative dans tous les domaines intéressant la vie religieuse (rites, croyances) et sociale (organisation idéale de la société, éthique politique).

 

 

Un passage du Rgveda

 

La littérature védique nous fait connaître dans ses auteurs des techniciens d’activités religieuses et intellectuelles diverses. Elle atteste depuis les textes les plus anciens l’existence de confréries de poètes qui font leur profession de créer en matière de langage et de littérature, qui s’entraident ou rivalisent entre eux, font de véritables joutes poétiques et qui surtout ont une très haute idée de la valeur et de l’efficacité de la parole. Les textes védiques sont d’ailleurs d’abord tributaire d’une transmission orale. Les textes doivent être récité et non lu, c’est faire un acte de parole, non un acte de lecture.

 

Le Veda contient trois types de textes : des poèmes et des strophes isolées, qui constituent ce que l’on nomme chandas (poésie) ; des formules rituelles (yajus) ; enfin, les brahmana qui sont de longs développements en prose, à caractère spéculatif, où le rite est interprété dans ses détails les plus menus en référence à la mythologie et à une théologie qui prétend expliquer le monde dans sa totalité.

 

D’autre part, le Veda constitue une anthologie de collections ou recueils de textes distincts qui sont les stances védiques du Rig-Véda-saṃhitā, les chants védiques du Sama-Véda-saṃhitā, et les formules védiques sacrificielles du Yajur-Véda-saṃhitā. A cet ensemble sera adjoint plus tard l’Atharvaveda-saṃhitā qui contient des charmes magiques de longue vie, contre la maladie, la possession démoniaque, pour gagner l’amour d’autrui ou la richesse.

 

On ignore les dates de composition, on ignore même la date de la fixation de l’anthologie que constitue le Veda. On peut faire tout au plus une chronologie relative d’après des traits de langue. En fonction du repère fourni par les documents d’Asie antérieure, on situe le noyau le plus ancien du Rgveda (livres II à VII) au milieu du IIe millénaire avant J.-C.

 

Si le monde védique a depuis longtemps disparu, le Veda reste pourtant honoré, vénéré ; les jeunes brahmanes en apprennent par cœur de longues séquences, et certains mantras (formules, prières) sont encore utilisés à l’occasion de rites domestiques (mariage, initiation, funérailles).

 

Qui a écrit le Veda ?

 

La rédaction des textes védiques est attribuée à des populations qu’on a nommées indo-européennes mais qui se nomment elles-mêmes “arya” (dans les textes), et qui auraient envahit le nord-ouest de l’Inde à partir du 18e siècle ac. Ici apparait un problème majeure d’identification et aussi de datation.  Les textes védiques sont extrêmement riches, diversifiés, complexes mais ils ne comportent aucune référence à quelques chose d’externes à leur propre champs, donc à aucun événement historique identifiable, ni même à des civilisations étrangères (qui pourtant ne manquaient pas, comme celles de la vallée de l’Indus, civilisation agraires, urbaines, datant au moins du début du 3e millénaire ac). Ainsi lorsque, tel hymne du Rgveda fait mention d’une « bataille des dix rois », on serait bien en peine de la situer, de la dater, voire de décider s’il s’agit d’un événement historique ou mythique.

 

yoga Bruxelles / Mohenjo-daro

 

Ruines de Mohenjo Daro (bassin de l’Indus)

 

De plus, la civilisation abondamment décrite dans les textes védiques tant en ce qui concerne la vie quotidienne que les idéologies, est une civilisation de nomades – bien que plus ou moins en voie de sédentarisation – mais typiquement tributaire d’une économie non urbaine ou l’élevage (presqu’exclusivement de bovins) s’articule à une idéologie guerrière (razzia, contre-razzia…). Si ces éléments semblent expliquer (et justifier) qu’aucun vestige archéologique ne vient offrir une assise concrète au contenu des textes, cela laisse dubitatif. D’un côté on a des textes très abondant (bien plus que la bible hébraïque) de l’autre, aucune trace archéologique. Si bien qu’on appelle la “nuit védique” cette période de presqu’un millénaire pendant laquelle on ne sait presque rien de l’Inde du nord. Osons ici un parallèle avec la bible hébraïque dont la majeure partie relate des faits présentés comme historiques (pour les auteurs) mais très peu corroborés (sauf pour les plus récents) par les autres sources disponibles (archéologie, écrits…)

 

Les Upanisad

 

Les upanisad sont des textes en sanskrit (donc plus en langue védique archaïque) dont les plus anciennes sont contemporaines de la fin de la rédaction des derniers textes védiques et aussi de la formation du bouddhisme, donc vers le VIe siècle ac.

 

Alors que les brahmana  (voir plus haut) était un enseignement ayant pour but d’informer comment obtenir des avantages matériels grâce au sacrifices (rta) correctement exécutés (une longue vie, une descendance mâle, de nombreux troupeaux…etc), le but des upanisad sera l’obtention d’un bien spirituel : la libération (moksa) hors du courant transmigratoire (samsara). Cet effort vers la délivrance par la voie de la connaissance (jñana) s’oppose et se dialectise à la voie des actes rituels (karman) qu’avaient prônée les textes antérieurs (brahmana). Pour les upanisad, la connaissance requise sera celle de l’identité entre l’atman et le brahman. L’erreur masquant cette identité, voilà ce dont il faut se débarrasser.

 

Veda et Hindouisme,

 

Le védisme (disparu vers les 8/7/6e siècle ac) et l’hindouisme (toujours actuel) sont l’un et l’autre des religions polythéistes où les rites obligatoires tiennent une large place. En dehors de cela, elles sont très différentes : là où l’hindouisme insiste sur la nécessité pour le fidèle d’avoir un rapport direct et personnel avec sa divinité d’élection (c’est ce que l’on appelle bhakti, « dévotion »), le védisme proposait la recherche du salut collectif (familial, ou « national ») via un intermédiaire centralisé (roi, pater familias…).

 

De plus, les grâces à obtenir des dieux sont plutôt décrites dans le Veda en termes de satisfactions matérielles (des chevaux, des esclaves, du butin), cependant que la Bhagavad Gita, par exemple, met l’accent sur le destin eschatologique de l’individu – cohabitation post mortem avec Visnu, ou libération définitive du monde phénoménal.

 

Par ailleurs, le Veda ne connaît ni le système des castes  ni la doctrine de la transmigration (qui apparaît avec le Bouddhisme) ; le yoga lui est également inconnu, sauf dans les Upanisad qui marquent justement la fin du védisme.

 

Le Sanskrit

 

Le Sanskrit est d’abord, dans sa version archaïque, une des trois langues les plus anciennes – sanskrit védique, hittite, mycénien – dont la parenté et les concordances (syntaxe, lexicologies…) font apparaître une origine commune, une proto-langue que l’on appellera  indo-européenne  – ceci parce que la majorités des langues européennes en sont, sans conteste, issues. Cette parenté sert aussi de base à l’hypothèse d’un habitat commun des locuteurs de la langue originale, puis d’une dislocation et de migrations dans les territoires où les langues filles sont historiquement attestées : c’est l’hypothèse, justifiée dans ses prémisses mais malencontrueuses dans ses effets et sans doute aussi les intentions, d’une population “indo-européenne” à laquelle sera très vite associée l’idée de “race” disposant d’une supériorité ontologique.

 

Yoga Bruxelles / Sanskrit voyelles

 

L’indo-aryen ancien représenté par les textes védiques évoluera naturellement en se diversifiant. Au VIe avant J.-C., ont sait (traité du grammairien Panini) qu’il s’agit d’une langue parléé intermédiaire entre le védique et le sanskrit classique dont le caractère le plus remarquable est l’accentuation : deux tons musicaux avec un intermédiaire et deux tons accessoires jouent un grand rôle dans la morphologie ; l’accent a un rôle sémantique, deux mots de même forme mais ayant un accent différent pouvant différer de sens.

 

Utilisée, analysée et conservée par une classe de lettrés professionnels appelés pandits, le sanskrit  eu ses structures définitivement fixées aux environs de l’ère chrétienne. Elle a été dès lors appelée « sanskrit » qui signifie « construit selon les règles de la grammaire ». Cette dénomination reflète la situation qu’elle a connue à partir du début de l’ère chrétienne où, n’étant plus langue maternelle, première ou unique langue apprise, elle était acquise comme seconde langue dans une famille de lettrés ou dans une école, où elle dépendait entièrement de la référence au corpus de règles grammaticales. L’étude de la littérature védique et ancienne faisait partie de la même éducation.

 

Imprimer Imprimer Envoyer par email Envoyer par email

Cours et Professeur

Articles & textes

Hatha Yoga Pradipika / Chapitre 2 / suite

Partagez !
Share On Facebook

 

Comme un lion, un éléphant, un tigre ne peuvent être domptés que très progressivement, de la même façon doit-on faire avec le Prâna, autrement il détruit celui qui le pratique… Suite de la Hatha Yoga Pradipika, sanskrit, traductions anglaise et française…suivre le lien

La vîna et la musique hindoustanie…

Partagez !
Share On Facebook

 

En amont du chevalet, un oiseau. Un paon ? Un cygne ? L’un ou l’autre : selon les instruments, c’est ainsi qu’est représentée Sarasvati, déesse hindoue de la sagesse et du savoir, et épouse de Brahma….suivre le lien pour cet article sur le vîna et la musique hindoustanie.

Ambivalence des lieux au Japon….

Partagez !
Share On Facebook

 

Le pont, sans parler de sa beauté plastique, est un lieu d’apparition d’individus qui le franchissent ou qui s’y arrêtent. Son destin est peut-être d’accomplir un charme…Extraits d’un texte passionannt sur les dispositifs de proximité entre eau et surfaces solides au Japon… suivre le lien

Les arts de la chambre chez Ge Hong….

Partagez !
Share On Facebook

 

Quand on recueille le liquide divin sur la pourtre d’or et que l’oiseau paré lève la tête et crie, la longue vallée s’emplit et les trames se mêlent…“Nouvel article pour savoir comment devenir immortel. Suivre le lien….

A woman’s incantation against her rival….

Partagez !
Share On Facebook

 

Encore issus de l’Atharvaveda, à la demande générale, voici de nouveaux charmes pour gérer l’amour. Prenez donc des trains, mentez éffrontément, ayez des montagnes de questions, et si vous voyez un acrobate, sachez que c’est fini. Il vous restera des kilomètres de vies en rose. A woman’s incantation against her rival, Charm for depriving a man of his virility….suivez le lien...

Promenade dans la ville tartar….

Partagez !
Share On Facebook

 

De ce point élevé, le regard plane sur la ville, dont, alors seulement, on comprend toute l’immensité ; vue ainsi, elle paraît bien plus à son avantage. La colossale muraille se profile en ligne droite, à perte de vue, tandis qu’à nos pieds les toits des maisons basses disparaissent en partie sous les arbres d’une infinité de petits jardins, … Suivons Edmond Cotteau en 1881 dans Péking…

Choisir un saké…..

Partagez !
Share On Facebook

 

Tout ce qu’il faut savoir pour s’y retrouver au moment de choisir un saké et repérer les informations sur les étiquettes au restaurant où dans un magasin sans savoir lire le japonais…suivre le lien…

Voyage au coeur du harem …(5)

Partagez !
Share On Facebook

 

Cinquième partie et suite du récit plein d’enseignements de Jehan d’Ivray, qui disait peut-être vrai, sur sa vie en harem au Caire à la fin du 19ème siècle….suivre le lien…

Les 5 veilles de l’opium…

Partagez !
Share On Facebook

 

Extrait de “Péking et le Nord de la Chine” (1873). Premier extrait sur ce fléau, soigneusement entretenu par les puissances anglaise et française au 19ème siècle, pour en tirer de juteux profits et pour saper les dernières énergies de l’empire chinois finissant. Suivre le lien…

Comment les vieux boucs deviennent singes…

Partagez !
Share On Facebook

Tai Chi Chuan Bruxelles / Lie Tseu (5)

 

Comment les courges, en pourrissant, produisent des poissons,  les vieux poireaux deviennent lièvres et les vieux boucs deviennent singes, comment le sang humain se transforme en farfadets…extrait du Lie Zi (Lie Tseu)...suivre le lien

Charmes pour attiser l’amour d’un homme….

Partagez !
Share On Facebook

intouchable 1980

 

Trois charmes issus de l’Atharva Veda, d’il y a  3000 ans environ. Vous essayerez, à vos risques et périls. Plus tard nous vous ferons connaître ceux pour s’en guérir ou encore pour attiser la passion d’une femme…suivre le lien…

… et celui d’une femme….

Partagez !
Share On Facebook

 

All her thoughts do ye, O Mitra and Varuna, drive out of her! Then, having deprived her of her will, put her into my power alone!…follow the link...

Le lieu où s’ébat l’homme véritable…

Partagez !
Share On Facebook


Zhang tete

 

 ….Le corps comme du bois sec, le cœur comme de la cendre morte, il oublie ses cinq viscères, et amenuise son corps. Sans apprendre, il sait ; sans regarder, il voit ; sans agir, il accomplit ; sans s’y appliquer, il discerne. C’est sur impulsion qu’il répond, sollicité qu’il se meut .suivre le lien…

Que faire d’un homme froid ?….

Partagez !
Share On Facebook

 

Que faire d’un homme froid ? Fong‑sien le sait, elle. Suivez le lien….

Hitoire de la Capoeira….

Partagez !
Share On Facebook

Capeira Bruxelles / berimbau

 

Récit de l’histoire de la Capoeira. A lire avant de venir suivre le cours de Niltinho. Suivre le lien….

Acte & détachement…

Partagez !
Share On Facebook

 

Au contraire du renoncement aux actes, orientation majeure dans l’Hindouisme et le Boudhisme, l’enseignement de la Bhagavdgitâ invite à ne pas renoncer aux actes mais à introduire le détachement dans l’acte, c’est-à-dire à y refaire circuler du vide et de l’hypothétique….suivre le lien…

Les ongles longs des chinois….

Partagez !
Share On Facebook

 

Le croiriez-vous ? : le seul ongle taillé est laissé tel quel pour se gratter. On est soulagé….suivre le lien.

Hitting hands….

Partagez !
Share On Facebook

Tai Chi Chuan Bruxelles / Wu-Yu-Xiang

 

The intent and qi should change actively, it should be round and lively, that is what is called ‘be mindful of the insubstantial and substantial changes. L’enseignement précieux et rare du vénéré et barbu Maître Li I Yu. Suivre le lien…

Your body is my body….

Partagez !
Share On Facebook

Bharata Natyam / Danseuse 2

 

Présentation & extraits (en anglais) de la poésie Telugu ancienne, chantée entre autre par les Devadaci dans les temples. Poésie de dévotion (bhakti) au Dieu par la voie d’un érotisme délicat et puissant…suivre le lien....

Et aspirons du ciel le parfum divin….

Partagez !
Share On Facebook

Tai Chi Bruxelles / Wang Fu  (Chinese 1362-1416)

 

Quelques poésies légères et mélancoliques de l’époque des Tang. Suivez le lien….

Ichi-go, ichi-e….

Partagez !
Share On Facebook

 

Ichi-go, ichi-e. L’impermanence n’est que la permanence de la surprise. Lire l’article sur le “chanoyu” (cérémonie de thé) suivi par nos commentaires… 

Devancer l’aurore comme les oiseaux….

Partagez !
Share On Facebook

 

Vous deux qui allez en avant, qui êtes nés les premiers, qui avez un éclat surprenant, je vous célèbre par la voix et certes aussi par la mortification ; vous deux , êtres éternels, divins, qui devancez l’aurore comme des oiseaux ; vous deux, exempts de passions, exempts d’orgueil, qui laissez derrière vous les êtres divers…..suivre le lien

Iyengar, le yoga, l’Inde et le monde…

Partagez !
Share On Facebook

 

Interview de BKS Iyengar : où l’on apprend que nul ne l’égale, que les français sont de bon élèves et qu’il faut mourir sans pensée… suivre le lien…

Le choix du mot jûdô ou le goût de la morale….

Partagez !
Share On Facebook

 

Extrait d’un article traitant du passage du jûjutsu au jûdô à la fin du 19ème siècle ….suivre le lien…

Les conseils de Yang Chen Fu…

Partagez !
Share On Facebook

 

Tai chi Chuan Bruxelles / Yang Chen Fu

 

Les judicieux conseils de Yang Chen Fu, représentant notable de la famille Yang, comme sont nom l’indique… suiver le lien…

Generated in 0.35098314285278 seconds.
Maintenu par De Visu - Internet